Editions Précédentes

Édition 2017 : « Santé Mentale et Travail »

« Les problèmes de santé mentale sont devenus l’une des principales causes d’absentéisme au travail et de retraite anticipée. La récession économique actuelle et ses effets sur le marché du travail vont probablement aggraver les problèmes d’emploi et de qualité de la vie chez les personnes atteintes de troubles mentaux et leur famille. » (OMS, 2010)

Le travail peut avoir des effets bénéfiques sur la santé mentale, en renforçant le sentiment d’inclusion sociale, de statut, d’identité et d’estime de soi. Cependant, les personnes vivant avec un trouble psychique travaillent – entre 55 et 70% selon les études – mais moins que les personnes sans trouble. Elles ont aussi deux à trois fois plus de risque de se trouver au chômage (OCDE, 2012). De tels écarts représentent une perte majeure pour les personnes concernées, leurs familles, l’économie et la société. Il est nécessaire de trouver des solutions adaptées pour leur intégration et/ou leur maintien dans l’emploi.

De manière générale, la perte de travail et le chômage sont associés à un risque accru de troubles psychiques (stress, anxiété, dépression, addictions, etc.). Le burn-out dans le monde du travail va de pair avec l’augmentation des exigences de flexibilité, de mobilité et de responsabilités. Enfin, la pression de la performance s’exerce de plus en plus tôt chez les jeunes, et les difficultés d’accès à la formation et à l’emploi les rendent particulièrement vulnérables à la souffrance psychique.

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Édition 2016 : « Santé Mentale et Santé Physique. Un lien vital »

Selon l’OMS « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Pourtant, lorsque l’on parle de santé, on oublie souvent la santé mentale, qui, comme la santé physique, est un équilibre entre des facteurs internes et externes propres à chaque personne.

A tous les âges de la vie et pour chacun, prendre soin de sa santé physique et mentale maintient ou améliore son bien-être en renforçant l’estime de soi, le sentiment d’efficacité, la qualité de vie et en développant les liens sociaux. Prendre soin de soi au quotidien (nutrition, sommeil, activité physique…) permet aussi de réduire les effets du stress.

Santé physique et mentale sont étroitement liées : « Il n’y a pas de santé sans santé mentale ». De nombreux troubles psychiques sont associés à des troubles somatiques : perte ou prise de poids, maladies cardio-vasculaires, diabète, maladies chroniques… et de nombreuses maladies somatiques peuvent s’accompagner de troubles psychiques : angoisses, dépression, addictions.

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Édition 2015 : « Être adolescent aujourd’hui »

Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2014 chez les 10-19 ans dans le monde, la dépression est la première cause de maladie et le suicide la 3e cause de décès. En France, dans une société en mutation rapide, la santé mentale des jeunes est depuis peu considérée comme une priorité de santé publique. Selon les dernières études, environ 25 % des jeunes de 15 à 25 ans présentent des troubles psychiques.

La jeunesse apparaît souvent comme une période enviable : l’avenir est devant soi, tout semble possible. Mais c’est aussi le temps des changements, des doutes : s’adapter à un nouveau corps, choisir une orientation professionnelle dans une société en crise, construire son identité propre, découvrir sa sexualité, tenter de nouvelles expériences, développer des relations amicales et affectives en dehors du cadre familial, prendre son autonomie et choisir son projet de vie…A l’adolescence on veut être libre, mais on a également besoin de soutien, d’écoute, de protection et parfois de soins.

Si pour la plupart des jeunes cette période se passe bien, pour d’autres elle est synonyme de mal être, d’angoisse, de questionnements, de vulnérabilité ou d’une souffrance morale parfois intense. Comment savoir si les hauts et les bas sont des étapes normales de l’adolescence ou révèlent des troubles psychiques émergents ? Comment repérer les signes d’alerte : décrochage scolaire, isolement, prises de risques, addictions de tous ordres, actes agressifs, auto-destructeurs ou accidents répétés.

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Édition 2014 : « Information et santé mentale »

L’information sur les questions de santé a été complètement bouleversée par le développement des technologies de l’information. Internet a permis une démocratisation rapide de l’accès à une variété de sources d’information et a favorisé le partage des expériences personnelles des patients, via les blogs, sites, chats et forums. Les acteurs de promotion, de prévention et de soins ont du prendre en compte dans leurs pratiques cette évolution majeure.

Si certaines pathologies font l’objet de campagnes de sensibilisation régulières, il n’en est pas de même pour les troubles psychiques. Pourtant ils touchent près d’un quart des français.

De plus, les préjugés négatifs liés aux questions de santé mentale restent très présents dans l’imaginaire collectif et se trouvent souvent renforcés par des faits divers à fort impact médiatique. Les journalistes ont un rôle essentiel à jouer pour informer la population et lutter contre la stigmatisation. Mais ils sont souvent démunis tant le champ de la santé mentale est complexe et diversifié.

Citoyens, professionnels de santé, du social, de l’éducation, usagers et proches d’usagers, journalistes, élus,…chacun peut agir pour mieux faire comprendre la santé mentale et les troubles psychiques.

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Édition 2013 : “Ville et santé mentale”

Espace de vie, lieu de rencontres, d’échanges, de travail et de loisirs, la ville peut aussi être vécue comme un lieu d’isolement, de stress, de stigmatisation, d’insécurité et d’inégalité. A tout âge, ces situations peuvent mettre en péril la bonne santé mentale et générer des troubles psychiques, en particulier pour les personnes les plus fragiles. Pourtant des actions de prévention peuvent agir sur les facteurs de santé et réduire les inégalités.

De nombreux leviers existent pour améliorer la santé mentale de tous : logement, éducation, travail, ressources, accompagnement social, citoyenneté, accès aux soins, à la culture et aux loisirs. Cela nécessite une réponse collective,  pour laquelle chaque citoyen est concerné et peut jouer un rôle. Elle ne peut être efficace sans les élus locaux, de plus en plus interpellés et engagés sur ces questions.

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Édition 2012 : « Culture, société et santé mentale »

Ces dernières décennies, la société française s’est enrichie d’une diversité de nationalités, d’origines, de traditions et de cultures. Dans le même temps, les inégalités sociales ont augmenté, en particulier dans le domaine de la santé. Cette situation expliquerait en partie une tendance de notre société au repli identitaire, à l’augmentation de l’intolérance face à la différence, et à la mise à l’épreuve de notre modèle de solidarité.

Aujourd’hui on peut se demander si notre société évolue dans le sens d’une meilleure intégration des personnes « différentes », par leur culture, leurs traditions, leurs croyances, ou leur santé mentale.

 

Édition 2011 : « Santé mentale : Comment en prendre soin ensemble ? »

Pour l’OMS « la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité». Cette définition a pour important corollaire que la santé mentale est une composante de la santé et  représente davantage que l’absence de troubles ou de handicaps psychiques.

Promouvoir la santé mentale, c’est développer des conditions de vie favorables à la santé et au bien-être, c’est donc agir pour le lien social et le respect des droits de chacun. C’est aussi participer à la prévention précoce de la souffrance psychique et des troubles psychiatriques, développer l’information et la lutte contre la  stigmatisation et les inégalités d’accès aux soins.

Si les problèmes de santé mentale prennent de plus en plus d’importance dans notre société (au travail, à l’école, lors des accidents de la vie), les professionnels de la psychiatrie ne sont pas les seuls à apporter des réponses. Professionnels de santé, de l’éducation, du social, usagers, proches, élus locaux jouent tous un rôle important.

La responsabilité de l’ensemble de la population est donc engagée, et chacun peut, avec ses moyens, participer à l’entraide et à la solidarité.

 

Édition 2010 : « Santé mentale : comment en parler sans stigmatiser ? »

Depuis quelques années, notre regard change peu à peu, grâce notamment aux médias (télévision, radio, presse) qui évoquent régulièrement certains troubles psychiques et leur traitement, comme la dépression, les troubles anxieux et les troubles alimentaires.

Pourtant, les préjugés négatifs ont la vie dure. Ils génèrent une forte stigmatisation des patients, de leur entourage et du système de soins. C’est un obstacle important aux actions de prévention et à l’accès aux soins.

Ces préjugés se trouvent régulièrement renforcés par la dramatisation médiatique des questions liées aux troubles psychiques.

Toute notre société est concernée, car personne n’est à l’abri d’un problème de santé mentale.

 

Édition 2009 : « Santé mentale : quels soins ? Quels accompagnements ? »

Ces dernières années, l’organisation et les pratiques de soins psychiatriques ont changé. Aujourd’hui, ¾ des personnes suivies par les services de psychiatrie publique ne sont pas hospitalisées mais suivies en ambulatoire, dans la Cité. Mais on sait que les soins ne suffisent pas, il faut aussi un accompagnement, parfois au quotidien.

Pour cela, il existe divers dispositifs : aide au logement et à l’emploi, groupes d’entraide mutuelle (GEM), conseils locaux de santé mentale, ateliers santé ville (ASV), services d’accompagnement à la vie sociale (SAVS), service de protection juridique… Toutefois, leur mise en place reste très variable d’un endroit à l’autre sur le territoire national. En conséquence, la coordination entre les soins et l’accompagnement n’est pas la même partout.

– Les futures Agences régionales de Santé (ARS) vont-elles garantir une meilleure coordination des soins et des accompagnements ?
– Quel rôle les Maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) peuvent-elles remplir dans le choix et le suivi des accompagnements ?
– Comment faire connaître et promouvoir les réponses qui marchent, afin de réduire les inégalités d’accès aux soins et aux accompagnements adaptés ?

 

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